
L’agresseur du métro incarcéré pour de bon
Le Journal de Montréal
L’homme qui a déjà paralysé le métro en aspergeant un passager de poivre de Cayenne a cette fois-ci écopé d’une peine indéterminée pour avoir touché les fesses à deux jeunes femmes, toujours dans le réseau de transport en commun.
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Ni une peine traditionnelle ni une sentence suivie d’une période de surveillance ne protégerait suffisamment la société contre les comportements impulsifs, agressifs et paranoïdes d’Émile Yombo, a souligné le juge Yvan Poulin en le condamnant mardi au palais de justice de Montréal.
L’homme de 33 ans a ainsi écopé d’une peine à durée indéterminée pour agressions sexuelles en plus d’être déclaré délinquant dangereux.
Cela le place automatiquement sous le joug des services correctionnels à vie, a précisé au Journal le procureur à la Couronne, Me Jean-Simon Larouche.
Il leur touche les fesses
À l’été 2020, Yombo a touché les fesses de deux jeunes femmes qu’il ne connaissait pas après les avoir suivies.
Il a pris la fesse de la première dans l’escalier mécanique de la station Bonaventure après s’être placé derrière elle, capuchon sur la tête. Deux jours plus tard, il a touché la fesse d’une autre femme après l’avoir suivie jusqu’à chez elle à partir du métro Laurier.
À ce moment, il venait de sortir de prison depuis à peine quelques semaines. Il résidait au centre correctionnel communautaire Ogilvy et était sous le coup d’une ordonnance de surveillance de longue durée.

« Lorsque vous m’avez violée, vous avez mis à mort la personne joyeuse et positive que j’étais. » La victime de Luck Mervil a livré un témoignage fort sur les conséquences de l’agression sexuelle que lui a fait subir le chanteur à l’été 2000, un crime pour lequel le ministère public réclame une peine de deux ans et demi de détention.






