
Inondations: les Québécois tardent à investir pour se prémunir du pire
Le Journal de Montréal
Une majorité de Québécois néglige les travaux pour se prémunir contre un nombre d’inondations toujours en hausse.
« C’est un constat qui ne me surprend pas », soupire le directeur des opérations de Qualinet, Roger Vigneault, spécialisé dans les activités de nettoyage après sinistre.
« Des gens nous appellent une fois, deux fois, trois fois... À chaque année, pour un problème, souvent le même, qui aurait pu être réglé l’année d’avant », dit-il.
À la longue, la plupart finissent par prendre ça en main, reconnaît-il. Mais il aura souvent d’abord fallu pour s’en convaincre que l’assureur finisse par menacer de les laisser tomber.
Selon Carmine Venditti, directeur d’agence chez Allstate, les demandes de réclamation liées à des sources d’eau externes, comme les inondations, les fortes pluies et les refoulements d’égouts, ont presque doublé l’an dernier.
Pourtant, déplore M. Venditti, encore une majorité de Québécois (54 %) ne prévoient pas de mesures préventives pour s’en prémunir.
Un laisser-faire qui, à la longue, coûte cher aux victimes — de plus en plus nombreuses —, et pousse à la hausse les coûts des assurances habitation. En dix ans, les primes d’assurances auraient grosso modo doublé au Québec. Une progression qui ne serait toutefois pas attribuable qu’aux seules inondations.
Louis Cyr, courtier d’assurance et président de Juriance, un cabinet juridique spécialisé en litiges commerciaux, assurance et droit de la construction, observe aussi cette tendance des clients à reporter toujours à plus tard des travaux pourtant devenus inévitables avec les changements climatiques.






