
«C’est le client qui va payer en bout de ligne»: le carburant flambe, les factures aussi
Le Journal de Montréal
Un chauffeur de camion d’expérience devra hausser ses tarifs pour s’en sortir à cause du diesel qui a flambé de près de 26 % en une petite semaine.
« Je n’aurai pas le choix de charger plus à mes clients et ils vont refiler ça à leur tour à leurs clients. C’est une chaîne qui n’arrêtera pas », lance Simon Vallée, propriétaire‐chauffeur de Transport Simon Vallée inc., attrapé à Saint-Côme-Linière, sur la Rive-Sud de Québec, lundi. « C’est le client qui va payer en bout de ligne », martèle-t-il.
« Le carburant, c’est déjà la moitié de mes dépenses, donc on n’aura pas le choix de remonter les prix », poursuit l’homme de 54 ans.
Simon Vallée insiste : tout coûtera plus cher. Ses pièces verront leur prix bondir, ce qui le forcera encore plus à faire des pieds et des mains pour joindre les deux bouts.
« On a le même salaire qu’il y a 30 ans », va jusqu’à dire celui qui exerce ce métier d’aussi longtemps qu’il se souvienne.
Ces dernières semaines, les frappes israélo‐américaines contre l’Iran ont pesé lourd sur le marché du pétrole. Le prix du baril a flambé.
Le prix du litre de diesel est passé de 1,38 $ le 2 mars à 1,74 $ dimanche, une hausse d’environ 26 % (36 ¢), selon l’Association du camionnage du Québec (ACQ).
« Ces montants correspondent au prix avant la taxe provinciale sur le carburant et la taxe d’accise. La hausse à venir sera sûrement considérable », détaille son PDG, Marc Cadieux.
« Ce sont souvent les camionneurs qui sont pris pour éponger ça en ne réussissant pas à négocier de meilleurs taux de transport », observe de son côté Benoit Therrien, président de Truck Stop Québec, un média de 341 000 membres.




