
Prix de l’essence: une guerre des prix sauvage a modéré la hausse au Québec... sauf à Montréal
Le Journal de Montréal
Les gros détaillants d’essence ont profité de la flambée du prix du pétrole causée par le conflit en Iran pour réduire leurs marges et déclencher une guerre des prix partout au Québec... sauf à Montréal et à Laval.
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« C’est drôle à dire, mais il y a une guerre des prix actuellement », s’étonne l’analyste Dan McTeague en entrevue avec Le Journal.
Il suffit d’un coup d’œil aux chiffres pour s’en convaincre. Du 27 février (veille du conflit en Iran) au 9 mars, le prix moyen à la pompe au Québec est passé de 145,6 à 161,1 ¢ le litre, selon les données de la Régie de l’énergie. Il s’agit d’une augmentation de près de 11 %.
Or, les marges des détaillants sont passées de 6,17 ¢ à 0,57 ¢ pendant la même période, une baisse de 91 % à l’échelle de la province.
Dans certaines régions, on peut même parler d’une hécatombe, alors que les détaillants perdent de l’argent chaque fois qu’ils vendent un litre de carburant. C’est le cas au Saguenay–Lac-Saint-Jean (-7,1 ¢), mais aussi sur la Côte-Nord (-3,9 ¢), dans Chaudière-Appalaches (-3,2 ¢) et à Québec (-2,2 ¢).
En fait, les marges ont diminué dans toutes les régions, à l’exception de Montréal et de Laval, où elles se sont maintenues autour de 9 ¢.




