
«Ça nous pogne au cœur»: il voit son avenir disparaître dans l’ombre des éoliennes
Le Journal de Montréal
SAINT-TITE, Québec | « Je ne cultive pas des éoliennes. Je cultive des terres agricoles », s’indigne un producteur choqué de voir l’éolienne du voisin limiter l’agrandissement de sa ferme.
« Si je dois agrandir parce que j’ai deux ou trois enfants qui prennent la relève pour mettre une porcherie ou un poulailler, je ne peux plus aller proche de l’éolienne », soupire Alain Rodrigue, un producteur laitier de la MRC de Mékinac. Il refuse que l’éolienne du voisin empiète sur sa propriété avec un périmètre de protection qui gruge sa terre.
« Tu ne peux plus t’approcher de l’éolienne. C’est comme si tu te faisais exproprier chez vous », va-t-il jusqu’à dire.
Dans son étable de 180 bêtes, ses vaches meuglent autour de lui. L’homme en a déjà plein les pattes avec son entreprise. Il n’aime pas ce qu’il voit autour de lui.
« Ça nous pogne au cœur. C’est une fierté de faire de l’agriculture. On se lève chaque matin avec passion. Se faire exproprier chez nous dans ma cour pour mon développement, ça n’a aucun sens. Ça m’enrage », souffle-t-il.
Ces derniers jours, Le Journal est allé à la rencontre de plusieurs citoyens de la Mauricie pour prendre le pouls. Là-bas, ces éoliennes de colère sèment la zizanie.




