
Emploi: deux fois moins d'appels pour un CV non binaire selon notre enquête
TVA Nouvelles
Une personne non binaire a deux fois moins de chances de se faire appeler pour une entrevue d’emploi qu’une personne qui dit être un homme ou une femme, révèle une enquête de 24 heures.
Au cours des six dernières semaines, notre journaliste a créé de faux CV quasi identiques pour deux personnages fictifs. Elle les a utilisés pour répondre à une centaine d’offres d’emploi un peu partout au Québec.
La seule différence notable était que l’un des deux personnages, Charlie Labonté, y mentionnait ne pas être de sexe masculin ni féminin.
«Je suis une personne non binaire et je cherche un employeur qui sera respectueux de mon identité de genre», pouvait-on lire dans l’en-tête du document.
L’autre personnage, Noémie Laberge, ne faisait pas référence à son genre.
(Voir notre démarche détaillée à la fin du texte)
Résultat: Charlie a reçu deux fois moins d’appels que Noémie, c’est-à-dire 6 contre 12 pour cette dernière. De ceux-là, neuf ont contacté uniquement Noémie.
(Pour voir la liste des employeurs qui ont contacté uniquement Noémie, poursuivez la lecture)
«Un employeur qui avait les deux CV devant les yeux n’avait aucune raison valable de choisir Noémie plutôt que Charlie», estime la conseillère en ressources humaines agréée (CRHA) Caroline Boyce, qui nous a épaulés dans la rédaction des CV.

Son éthylomètre l’empêche de mettre de la musique dans sa voiture et de rouler les fenêtres baissées
Un automobiliste reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies il y a quelques années déplore les contraintes que lui impose son éthylomètre et les amendes qu’il doit payer en raison du fonctionnement de l’appareil.

Chaque année, au moment du budget, on entend les mêmes mots : « responsable », « ciblé », « équilibré ». Cette année ne fait pas exception. Pourtant, quand on travaille dans le réseau public de santé, ou quand on y reçoit des soins, on sait que les mots ne suffisent plus. Ce qu’il faut, ce sont des gestes forts, des décisions courageuses, des investissements qui changent réellement la vie des gens. Et encore une fois, ce rendez‐vous n’a pas été pleinement saisi.

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.









