
Vermine, insalubrité et pétoncles moisis au Jardin de Pékin de Pierrefonds
TVA Nouvelles
Un incorrigible restaurateur de l’ouest de l’île de Montréal a reçu pour près de 17 000 $ d’amendes pour sa négligence crasse de 2022 à 2024.
Quatre visites parmi les nombreuses du service d’inspection de la Ville de Montréal en 2022, en 2023 et en 2024 ont fait mal au portefeuille du restaurant Jardin de Pékin, qui a reçu neuf amendes. Le Journal a consulté 149 pages touffues de rapports divers notant l’état lamentable du commerce de Pierrefonds.
Et pourtant, la police de la salubrité alimentaire tant détestée des commerçants a donné de nombreuses chances au restaurateur de l’ouest de l’île de Montréal avant de suggérer de sévir.
En décembre 2021, les deux inspectrices ont remarqué une malpropreté généralisée, des crottes de souris un peu partout, une tonne d’aliments à une température potentiellement dangereuse pour la santé, mais elles n’ont pas suggéré de punir le restaurateur, lui donnant probablement une chance de s’améliorer.
Deux inspecteurs repassent cinq mois plus tard en guise de suivi et font à peu près les mêmes constats. Encore là, on laisse passer.
Mais, un autre cinq mois plus tard, en octobre 2022, les inspectrices sont à bout de patience avec ce récidiviste après avoir reçu une plainte suivant une intoxication alimentaire. Parmi les nombreux manquements, on note un bon 20 kg de poulet cru qui traînent à 20°C, des crottes de souris jusque sur les tablettes de la vaisselle, un « tapis de crasse » sur le plancher de la plonge, une « couche de gras » sur plusieurs équipements et des frigos pleins d’un revêtement jaunâtre et collant. Trois amendes totalisant 2500 $ seront servies au Jardin de Pékin pour l’encourager à faire mieux.

Depuis quelques mois, un argument revient dans le débat public, soit l’idée que l’exploration et l’exploitation des minéraux contribueraient directement à l’industrie de l’armement. Avec les tensions géopolitiques et la volonté des pays occidentaux de sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement, certains tentent d’associer les sociétés minières à la militarisation de la planète.












