Des centaines de maisons incendiées par l’armée au Myanmar
Radio-Canada
Des centaines de maisons ont récemment été incendiées par les troupes de sécurité dans le nord-ouest du Myanmar. L'armée a notamment mené des raids le 31 janvier dans plusieurs villages de la région de Sagaing, un des bastions de la résistance antijunte.
Dans le village de Bin, les forces de sécurité ont tiré des coups d'artillerie et des coups de feu, puis elles ont incendié environ 200 maisons, selon une habitante. Nous n'avons rien pu emporter avec nous. Nous n'avons pris que quelques vêtements chauds, puis nous nous sommes enfuis, a-t-elle raconté.
Dans le village voisin d'Inn Ma Hte, l'armée a brûlé quelque 600 maisons après que des partisans du régime ont été attaqués par des résistants antijunte, d'après un combattant rebelle sous couvert d'anonymat.
Les médias locaux ont également rapporté que des centaines de maisons avaient été détruites dans les deux villages.
Jeudi, la télévision d'État a diffusé un reportage accusant les opposants au régime, qualifiés de terroristes, d'avoir allumé les incendies.
Le Myanmar a plongé dans la violence depuis le coup d'État qui a renversé Aung San Suu Kyi il y a un an, et des centaines de milliers de personnes ont été déplacées.
Des milices citoyennes secondées par des factions ethniques rebelles ont pris les armes contre le régime. Les généraux mènent une répression sanglante à l'encontre de leurs opposants, avec plus de 1500 civils tués et près de 9000 actuellement en détention, selon un groupe de surveillance local.
Des enquêteurs de l'Organisation des Nations uniesONU mettent en avant de potentiels crimes de guerre et crimes contre l'humanité, citant des allégations crédibles de tortures, de violences sexuelles et d'exécutions extrajudiciaires.
La région de Sagaing est devenue ces dernières semaines le théâtre de violents affrontements entre les militaires et leurs opposants.

À l'approche du deuxième et dernier tour des élections municipales dimanche en France, les yeux sont rivés sur Marseille. La deuxième plus grande ville de France pourrait élire le Rassemblement national pour la première fois de son histoire, alors que le maire sortant est au coude-à-coude avec le candidat de la droite du RN. Le reportage de notre correspondante Tamara Altéresco.












