
Coupable d’avoir aidé un proxénète
Le Journal de Montréal
Un jeune homme qui a aidé un proxénète en prison à influencer sa victime en l’appelant à 36 reprises en 14 jours espère éviter un casier judiciaire.
À peine sorti de prison pour avoir exploité une jeune femme, le proxénète Tommy Agnant-Perreault a une fois de plus été arrêté le 11 septembre 2019, pour l’avoir forcée à se prostituer à nouveau.
Agnant-Perreault n’avait pas le droit de contacter sa victime. De la prison, il a malgré tout réussi à lui parler au téléphone à 36 reprises en deux semaines, grâce à l’aide de son ami Billy Lapierre, qui organisait des conférences téléphoniques à trois.
Lapierre a servi d’intermédiaire jusqu’au 25 septembre 2019, journée de l’enquête sur caution de Tommy Agnant-Perreault au palais de justice de Longueuil.
Ces contacts auraient permis au proxénète d’influencer sa victime pour qu’elle retire sa plainte.
L’audience avait d’ailleurs été chamboulée par la scène qu’avait faite la jeune femme, qui s’était pointée sans y être convoquée. Elle réclamait de retirer illico sa plainte, alléguant avoir menti, et disant regretter de lui avoir fait « perdre du temps de qualité », rapportait Le Journal à l’époque.
La juge Anne-Marie Jacques avait malgré tout refusé de libérer Agnant-Perreault dans l’attente de son procès, accordant peu de crédibilité aux propos de la victime, qui disait avoir tout inventé.
Lors de l’audience, la jeune femme était accompagnée de Billy Lapierre. Même si ce dernier n’a servi que d’intermédiaire entre Tommy Agnant-Perreault et sa victime, il n’a pas échappé à la justice.
Aveuglement volontaire

« Lorsque vous m’avez violée, vous avez mis à mort la personne joyeuse et positive que j’étais. » La victime de Luck Mervil a livré un témoignage fort sur les conséquences de l’agression sexuelle que lui a fait subir le chanteur à l’été 2000, un crime pour lequel le ministère public réclame une peine de deux ans et demi de détention.






