
Changements climatiques: des coûts effarants en infrastructures attendent le Canada
TVA Nouvelles
Les coûts associés aux dommages sur les infrastructures du pays exploseront en raison des changements climatiques. Selon un rapport exhaustif publié mardi, le coût de l’inaction sera bien plus grand que si le gouvernement prend la menace au sérieux dès aujourd’hui.
Dans leur document intitulé «Submergés : le coût des changements climatiques sur l’infrastructure au Canada», les chercheurs de l’Institut canadien pour des choix climatiques catégorisent les trois type d’infrastructures qui risquent de poser problème : les zones inondables; les routes et les voies ferrées; les lignes de transport d’électricité.
Selon le scénario choisi, les climatologues estiment que les précipitations historiques qui mènent à ce qu’ils appelaient des «inondations centenaires» pourraient, au cours du siècle, revenir à chaque 10 ans, voire à chaque 6 ans.
Le problème est que 25 % des propriétés du gouvernement se trouvent dans une zone de ces zones, alors que des paliers de gouvernements continuent d’accorder des permis de construction au privé dans ces zones.
Les villes où les dommages seront les plus importants sont Calgary, Toronto, Edmonton, Winnipeg et Vancouver. Cette dernière, d’ailleurs, a délivré 11 % de ces récents permis dans des zones inondables, preuve s’il en faut que l’information au sujet des risques liés aux infrastructures reste incomprise.
En tout et pour tout, la facture des frais annuels liés aux zones inondables pourrait grimper de 350 % à 425 %, ce qui se traduit par augmentation annuelle des coûts de 4,5 G$ à 5,5 G$, à partager entre gouvernements, investisseurs et propriétaires.
Il faut ajouter que les dangers climatiques feront baisser la valeur globale des actifs dans les endroits à haut risque. C’est surtout le cas des basses terres de la Colombie-Britannique, vaste zone à risque où se trouve paradoxalement le parc immobilier le plus dispendieux au pays.
Les réseaux ferroviaires et routiers sont aussi menacés par l’augmentation des températures, notamment en raison de la dilatation des rails provoquée par les chaleurs extrêmes.
Comme l’explique le rapport, ce n’est pas tant les dommages directs sur les rails que les retards et les interruptions dans le transport qui pourraient causer des centaines millions à l’économie canadienne. L’effet sera surtout ressenti dans les régions où le transport ferroviaire est important pour l’économie.

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