
Avortement dans la constitution québécoise: des mois de perdus pour rien, selon une médecin
TVA Nouvelles
Pendant que le ministre Simon Jolin-Barrette défendait son article sur l’avortement, la Dre Geneviève Bois aurait voulu parler de contraception gratuite, d’accès aux soins, ou de désinformation. Des mois perdus, selon elle, pour revenir à la case départ.
Après des mois d’opposition de la part de groupes féministes, de juristes et de médecins, le ministre Jolin-Barrette a finalement retiré de son projet de constitution québécoise l’article controversé portant sur la protection de l’avortement.
« Je me suis réveillée avec beaucoup de soulagement », admet la présidente du Collège québécois des médecins de famille, en entrevue à TVA Nouvelles.
« Mais pourquoi il a fallu tout ça pour qu’on s’y rende ? », a-t-elle ajouté du même souffle. La médecin rappelle que le débat sur les risques de légiférer sur l’avortement avait déjà été tranché sous le même gouvernement avec la ministre Biron.
Elle dit sentir une « sensation de futilité » partagée par le milieu médical, face à une joute qui semble déjà avoir été livrée.
Ce temps et cette énergie, la Dre Bois aurait préféré les consacrer à ce qu’elle considère comme le véritable enjeu, soit l’accès à l’avortement. « Le nerf de la guerre, ce n’est pas le droit, c’est vraiment l’accès », insiste-t-elle.
De nombreuses femmes sont encore freinées par les obstacles logistiques, financiers et informationnels sur l’avortement, argumente la Dr Bois.
Quant aux motivations du ministre, elle reste dubitative. La lettre ouverte de ce dernier lui a donné l’impression d’une retraite forcée plutôt qu’une réelle conviction. « Je ne pense pas que personne ne l’a vraiment convaincu », dit-elle, « il continue de persister à dire que c’était une bonne idée ou presque ».

Chaque année, au moment du budget, on entend les mêmes mots : « responsable », « ciblé », « équilibré ». Cette année ne fait pas exception. Pourtant, quand on travaille dans le réseau public de santé, ou quand on y reçoit des soins, on sait que les mots ne suffisent plus. Ce qu’il faut, ce sont des gestes forts, des décisions courageuses, des investissements qui changent réellement la vie des gens. Et encore une fois, ce rendez‐vous n’a pas été pleinement saisi.

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.

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