Afghanistan : Washington n’a pas fait assez pression sur le président Ghani
Radio-Canada
Les États-Unis n'ont pas fait suffisamment pression sur l'ex-président afghan Ashraf Ghani pour qu'il accepte de partager le pouvoir avec les talibans, a déploré l'émissaire américain pour l'Afghanistan qui vient de démissionner, dans un entretien diffusé dimanche sur la chaîne CBS.
S'exprimant pour la première fois depuis sa démission annoncée le 18 octobre, Zalmay Khalilzad a défendu vivement l'accord de retrait des forces américaines qu'il avait négocié avec les talibans sous la présidence de Donald Trump.
Et exprimé quelques réserves indirectes sur sa mise en oeuvre par l'actuel président Joe Biden.
L'accord était un ensemble conditionnel qui prévoyait notamment des négociations entre les insurgés et le gouvernement de Kaboul ainsi qu'un cessez-le-feu global permanent, a expliqué le diplomate.
Mais une fois arrivé à la Maison-Blanche, le président Biden a pris la décision de mettre en oeuvre le retrait sur la base d'un calendrier, sans tenir compte de ces conditions, a-t-il relevé.
C'est une décision prise bien au-dessus de moi, a-t-il ajouté, regrettant que certains à Washington fassent de lui un bouc-émissaire pour le départ chaotique d'Afghanistan et la prise du pouvoir par les islamistes.
On hérite toujours d'accords, soit vous acceptez de les mettre en oeuvre, soit vous dites "non, je veux renégocier", a-t-il poursuivi.

À l'approche du deuxième et dernier tour des élections municipales dimanche en France, les yeux sont rivés sur Marseille. La deuxième plus grande ville de France pourrait élire le Rassemblement national pour la première fois de son histoire, alors que le maire sortant est au coude-à-coude avec le candidat de la droite du RN. Le reportage de notre correspondante Tamara Altéresco.












