
Éthiopie : le conflit au Tigré marqué par « une brutalité extrême »
Radio-Canada
Le conflit au Tigré est marqué par une « brutalité extrême », a dénoncé mercredi la haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, s'inquiétant aussi de l'instauration de l'état d'urgence qui pourrait aggraver encore une situation humanitaire et des droits de l'homme déjà très mal en point.
Mme Bachelet présentait mercredi à Genève une enquête conjointe avec les Éthiopiens, qui conclut à de possibles crimes contre l'humanité commis par toutes les parties.
La gravité des violations et des atteintes que nous avons recensées souligne la nécessité de tenir leurs auteurs responsables, quel que soit leur camp.
L'enquête a été menée conjointement par ses services et la Commission éthiopienne des droits de l'homme – créée par le gouvernement éthiopien – sur le conflit qui fait des ravages depuis un an.
S'il existe des motifs raisonnables de croire que toutes les parties au conflit ont commis des violations dont certaines peuvent constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, l'accusation de génocide nécessite de pousser les investigations plus avant, a indiqué Mme Bachelet lors d'un point de presse.
Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed juge que le document montre clairement que les accusations de génocide sont fausses et [qu']elles n'ont absolument aucun fondement factuel, selon un communiqué du gouvernement. Il juge qu'il balaie aussi les accusations d'avoir affamé les populations civiles.
Le document couvre la période du 3 novembre 2020 – quand le premier ministre et Prix Nobel de la paix avait déclenché l'offensive contre les autorités dissidentes du Tigré – au 28 juin, date à laquelle Addis Abeba avait déclaré un cessez-le-feu unilatéral.
Sur cette période, les troupes fédérales et érythréennes venues leur prêter main-forte ont commis la majorité des violences dénoncées.
Mais la situation sur le terrain a depuis beaucoup évolué , y compris l'instauration mardi de l'état d'urgence dans tout le pays alors que le gouvernement craint que le Front de libération du peuple du Tigré (TPLFTPLF) ne marche sur la capitale.

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