
«Personne ayant un vagin»: le juge en chef de la Cour suprême du Canada dénonce les «dérives» politiques
Le Journal de Montréal
Le juge en chef de la Cour suprême du Canada s’est dit inquiet des «dérives» qui peuvent mettre à mal la confiance du public envers le système de justice, en prenant les États-Unis comme un contre-exemple à ne pas suivre.
En conférence de presse à Ottawa lundi matin, Richard Wagner a affirmé que la désinformation était un défi «plus présent que jamais à l’ère des médias sociaux et de la polarisation observée au sein de la société, et en particulier au sud de notre frontière.»
Comparativement à nos voisins américains, la situation est loin d’être la même chez nous, a-t-il tempéré. «J’espère que ça ne rejaillira pas sur notre société au Canada. Je pense que ça va bien au pays.»
Mais le juge Wagner ne s’est pas arrêté à de vagues comparaisons avec les États-Unis.
En réponse à une journaliste de la Tribune de la presse parlementaire, il s’est ouvert sur un épisode qui l’a visiblement agacé: celui de la «personne ayant un vagin», survenu en mars dernier.
Des médias, incluant Le Journal de Montréal, avaient rapporté que, dans la décision de la Cour suprême R. c. Kruk concernant une affaire de viol, l’expression «personne ayant un vagin» avait été employée en remplacement du mot «femme».
L’affaire avait donné lieu à de vives réactions sur les réseaux sociaux et s’était transposée à l’Assemblée nationale, où la ministre responsable de la Condition féminine Martine Biron avait fait adopter à l’unanimité une motion pour dénoncer «le choix des mots utilisés dans un récent jugement de la Cour suprême pour désigner les femmes» et réitérer «l’importance de conserver le mot “femme”».

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