
«On n’a pas réussi à vacciner nos jeunes contre la pandémie d’anglais», dit Sophie Durocher
TVA Nouvelles
L’anglicisation du Québec est probablement irréversible, affirme la chroniqueuse Sophie Durocher.
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Sur les ondes de LCN, celle-ci a réagi au nouveau rapport de l’Office québécois de la langue française sur la relation qu’entretiennent les 18 à 34 ans avec la langue officielle du Québec.
Et malgré la volonté du gouvernement Legault de renverser cette tendance, la chroniqueuse craint que «ça soit trop peu, trop tard».
«On a failli à notre tâche [...] On n’a pas réussi à vacciner nos jeunes contre la pandémie d’anglais», affirme-t-elle.
La cause de la langue française ne mobilise pas les jeunes, qui communiquent de plus en plus en anglais sur les réseaux sociaux et ne s’offusquent pas de se faire servir dans les deux langues dans les commerces.
«Les 18-34 ans, ils ont d’autres causes qui les intéressent plus que le français. Ils s’intéressent à l’environnement, ils s’intéressent à la diversité de genre, ils s’intéressent à ce qui se passe à l’autre bout du monde, ils s’intéressent à toutes les minorités que tu peux imaginer [...], mais la minorité linguistique francophone dans le grand tout qu’est le Canada anglais, ça, c’est une minorité qu’ils ne sont pas prêts encore à défendre et c’est triste», soutient Sophie Durocher.

Son éthylomètre l’empêche de mettre de la musique dans sa voiture et de rouler les fenêtres baissées
Un automobiliste reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies il y a quelques années déplore les contraintes que lui impose son éthylomètre et les amendes qu’il doit payer en raison du fonctionnement de l’appareil.

Chaque année, au moment du budget, on entend les mêmes mots : « responsable », « ciblé », « équilibré ». Cette année ne fait pas exception. Pourtant, quand on travaille dans le réseau public de santé, ou quand on y reçoit des soins, on sait que les mots ne suffisent plus. Ce qu’il faut, ce sont des gestes forts, des décisions courageuses, des investissements qui changent réellement la vie des gens. Et encore une fois, ce rendez‐vous n’a pas été pleinement saisi.

La consultation publique sur le projet de constitution du Québec est maintenant terminée. Plusieurs organisations réputées ont remis en question la crédibilité du processus et recommandé le retrait du projet. Malgré tout, le débat avance. Et puisqu’il avance, il devient essentiel d’y intégrer les enjeux qui, eux, ne ralentissent pas : ceux liés à l’intelligence artificielle.

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