
Toyota 2000 GT : le signal d’alarme
Le Journal de Montréal
Au milieu des années 60, peu de gens en Europe ou en Amérique du Nord prennent les constructeurs japonais au sérieux. Et puis arriva un coupé élégant, performant, tenant bien la route et bien construit. C’était le signe avant-coureur de la vague qui allait déferler quelques années plus tard. Mais personne ou presque n’y a prêté attention…
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Japon est exsangue. Mais la production automobile redémarre tant bien que mal. Au cours des années 50, les produits progressent mais le style est encore maladroit, la qualité de construction encore déficiente et les autos ne sont pas adaptées pour les occidentaux. Toyota commence ses exportations vers les États-Unis sous le nom de Toyopet avec son modèle Crown (voir photo ci-dessous). Ce sera un désastre! Mais la marque n’abandonnera pas (elle changera heureusement son nom pour Toyota en 1964) et on connaît la suite…
Au début des années 60, le miracle japonais est en train de s’accomplir. Le pays se modernise à une vitesse effarante et sa croissance laisse tout le monde pantois. Le sport automobile se développe. Le circuit de Suzuka est terminé en septembre 1962 et c’est en mai 1963 que se tient le premier Grand Prix automobile du Japon, qui est souvent considéré comme le départ de l’enthousiasme des Japonais pour la course automobile. Les deux premières éditions sont principalement dédiées aux véhicules de tourisme. Les constructeurs japonais, encore vus par les Occidentaux comme de simples copieurs, commencent à rêver de voitures de sport. Honda dévoile son roadster S360 en juin 1962 (sur le circuit de Suzuka, que la marque possède) et se lance en Formule 1 pour la saison 1964. Nissan vient de présenter la seconde génération de son roadster Fairlady (vendu en Amérique du Nord sous le nom de Datsun 1500) en octobre 1961, au Salon de l’auto de Tokyo.
Quant à Toyota, elle commence en 1962 la conception d’un roadster sur la base de son modèle Publica. Une partie du développement et la production sont confiés à Kanto Auto Works. Il s’agit d’une compagnie fondée en 1942 et qui commencera à travailler avec Toyota en 1948 avant que cette dernière ne prenne des parts en 1954 et ne l’absorbe en 2012. Le résultat est la Sports 800 (voir photo ci-dessous) qui, comme son nom l’indique, embarque un bicylindre à plat de 0,8 litre produisant 45 chevaux. Elle sera vendue entre avril 1965 et octobre 1969 à 3 131 exemplaires. Pas de quoi faire trembler des marques établies comme Porsche ou MG. Pas encore…
Nous sommes au mois de mai 1964. Le second Grand Prix du Japon vient d’avoir lieu et les dirigeants de Toyota se mettent à rêver d’une voiture de sport maison. L’idée n’est pas saugrenue puisque l’on sait que le grand rival, Nissan, prépare lui aussi une telle auto (nous y reviendrons). Une équipe restreinte de six personnes est mise en place avec à sa tête Jiro Kawano. On retrouve Shinichi Yamazaki au châssis et suspensions, Hidemasa Takagi au développement moteur, Shihomi Hosoya comme pilote de développement et assistant designer ainsi que Eizo Matsuda comme pilote d'essai. Le designer de l’auto sera Satoru Nozaki. Ce dernier est embauché chez Toyota en 1957 et rentre tout juste d’un voyage de six mois aux États-Unis où il a pu étudier au Art Center School of Design, en Californie. C’est là qu’il a pu comprendre que les autos japonaises n’étaient pas adaptées au marché américain ainsi que découvrir une auto qui va beaucoup le marquer : la Jaguar Type E.
Le projet 280A démarre. Consciente qu’elle a tout à apprendre sur le segment des sportives, Toyota se porte acquéreur d’une Porsche 911, d’une MGB, d’une Triumph TR2, d’une Lotus Elan et, donc, d’une Jaguar Type E. Les autos sont disséquées et évaluées. Le projet avance à grands pas. Fin 1964, il a pris forme : le schéma de base est déterminé, les organes mécaniques choisis et les grandes lignes de la carrosserie sont tracées. Mais c’est là qu’un nouvel acteur va entrer en jeu.
Yamaha est une compagnie pas comme les autres. Fondée en 1897 par Torakusu Yamaha sous le nom de Nippon Gakki Manufacturing Co. Ltd., elle se spécialise initialement dans les instruments de musique sous la marque Yamaha. Elle va continuellement se diversifier en produisant de l’équipement audio, des composants électroniques, des articles de sport ou même des meubles. Après avoir fabriqué du matériel militaire durant la guerre, la compagnie décide d’utiliser ses installations pour améliorer les conditions du pays.

Diverses nouveautés sont prévues dans la gamme du Ford Super Duty pour l’année modèle 2027. Les détails complets et les prix seront annoncés lors de l'ouverture des commandes en mai, mais nous pouvons déjà vous partager quelques bonnes nouvelles pour les conducteurs qui remorquent pour le travail en semaine et aiment s’aventurer hors route la fin de semaine.

Je lis ce matin dans votre Courrier la lettre de cette dame qui est résolue à retirer sa confiance aux médecins, à la suite des négociations ardues qu’ils ont tenues cet automne avec le gouvernement du Québec. Elle ne semblait leur accorder que très peu de confiance et me semblait prête à leur retirer toute crédibilité.











