
Pourquoi Ford ne commercialise pas la Focus européenne en Amérique du Nord?
Le Journal de Montréal
Je reviens de voyage d’Italie où j’ai loué une Ford Focus hatchback tout simplement fantastique.
Comment se fait-il que Ford ne la commercialise pas chez nous? Elle se vendrait, c’est certain!
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Bonjour Pénélope,
Je ne vous donne qu’en partie raison. C’est qu’en fait, Ford commercialise chez nous des véhicules fabriqués en Amérique du Nord et pour lesquels le profit est très élevé. Le manufacturier a décidé d’abandonner le marché des voitures considérant sa baisse de popularité, mais aussi parce que même en vendant une Focus Titanium à 32 000 $ en 2017, il ne parvenait pas à ce que la rentabilité soit intéressante. Aujourd’hui, l’usine où était produite la Focus assemble des camionnettes Ranger et Bronco, vendues entre 45 000 $ et 105 000 $. La question ne se pose donc pas pour la marque, qui souhaite constamment niveler vers le haut.
Évidemment, une telle stratégie ne pourrait fonctionner en Europe, où le marché diffère complètement. Là-bas, les petites autos ont encore la cote, de même que les familiales, qui sont innombrables. Vous avez d’ailleurs sans doute aperçu des versions familiales de la Focus, également très intéressantes.
Pour Ford, importer ces modèles allemands n’aurait financièrement aucun sens. Pas dans le contexte d’une stratégie comme celle que la marque adopte actuellement. Il faudrait pour cela étiqueter les voitures à plus de 35 000 $ (40 000 $ à 45 000 $ pour des modèles bien équipés), ce qui serait illogique en regardant la facture des modèles rivaux. En outre, la rentabilité ne serait pas aussi intéressante que pour les véhicules vendus en Europe, qui coûtent généralement entre 30 000 et 35 000 euros, sans les frais de transport. Voilà d’ailleurs la raison pour laquelle Volkswagen ne commercialise plus la Golf chez nous, ne proposant que des GTI (plus rentables).

Diverses nouveautés sont prévues dans la gamme du Ford Super Duty pour l’année modèle 2027. Les détails complets et les prix seront annoncés lors de l'ouverture des commandes en mai, mais nous pouvons déjà vous partager quelques bonnes nouvelles pour les conducteurs qui remorquent pour le travail en semaine et aiment s’aventurer hors route la fin de semaine.

Je lis ce matin dans votre Courrier la lettre de cette dame qui est résolue à retirer sa confiance aux médecins, à la suite des négociations ardues qu’ils ont tenues cet automne avec le gouvernement du Québec. Elle ne semblait leur accorder que très peu de confiance et me semblait prête à leur retirer toute crédibilité.











