
Pensionnats: le pape «demande pardon pour le mal commis» contre les Autochtones
Le Journal de Montréal
MASKWACIS| « Une erreur dévastatrice » : le pape François a prononcé lundi des excuses historiques aux peuples amérindiens canadiens, demandant « pardon pour le mal » fait pendant des décennies dans les pensionnats pour autochtones.
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Des paroles très attendues depuis des années par ces peuples — Premières nations, Métis et Inuits — qui représentent aujourd’hui 5 % de la population canadienne.
« Je suis affligé. Je demande pardon », a déclaré le pape à Maskwacis, dans l’ouest du Canada. Évoquant une « erreur dévastatrice », il a reconnu la responsabilité de certains membres de l’Église dans ce système dans lequel « les enfants ont subi des abus physiques et verbaux, psychologiques et spirituels ».
Les paroles du pape, traduites en anglais, ont été accueillies par des applaudissements nourris » après la demande de pardon.
Au total, le souverain pontife a demandé « pardon » à trois reprises, « avec honte et clarté », lors de ce premier discours très attendu, prononcé en espagnol sur le site de l’ancien pensionnat d’Ermineskin, en présence de nombreux survivants et membres des communautés autochtones (Premières Nations, Metis et Inuits), qui sont apparus très émus.
« Les politiques d’assimilation ont fini par marginaliser systématiquement les peuples autochtones (...) Vos langues et vos cultures ont été dénigrées et supprimées » et « les enfants ont subi des abus physiques et verbaux, psychologiques et spirituels », a encore affirmé François.
«Important pour la réconciliation»

« Lorsque vous m’avez violée, vous avez mis à mort la personne joyeuse et positive que j’étais. » La victime de Luck Mervil a livré un témoignage fort sur les conséquences de l’agression sexuelle que lui a fait subir le chanteur à l’été 2000, un crime pour lequel le ministère public réclame une peine de deux ans et demi de détention.





