Les grosses quilles du samedi (le cas Gassac)
Le Journal de Montréal
Le Mas de Daumas Gassac, situé dans la vallée du Gassac près d’Aniane, dans l’Hérault, est considéré comme l’un des domaines pionniers et emblématiques du Languedoc. Fondé à la fin des années 1970, il a acquis une réputation internationale en démontrant que cette région, alors surtout connue pour ses « gros rouges qui tachent », pouvait produire des crus d’exception.
L’histoire du domaine est indissociable de l’apport visionnaire d’Aimé Guibert. Ancien industriel du cuir et passionné d’histoire et de botanique, il découvre avec son épouse Véronique, en 1971, un ancien mas entouré de sols pauvres et bien drainés, ainsi qu’un microclimat frais propice à la viticulture de qualité. Conseillé par le professeur Henri Enjalbert, géographe et spécialiste de la vigne, Guibert décide de planter principalement du cabernet sauvignon (alors rare dans la région), ainsi qu’une grande diversité de cépages rouges et blancs.
En 30 ans, Aimé Guibert a non seulement hissé Mas de Daumas Gassac au rang des « grands vins du monde », mais il a aussi changé la perception du Languedoc, ouvrant la voie à une viticulture plus ambitieuse et de qualité. Défenseur acharné de la typicité, il s’est également illustré dans la lutte contre la standardisation des goûts et les projets agro-industriels menaçant le terroir local. Sa prise de bec avec un certain Robert Mondavi (qui avait fini par reculer sur son projet de s’implanter dans l’Hérault) a fait couler beaucoup d’encre à l’époque.
Aimé Guibert est décédé en 2016 à l’âge vénérable de 91 ans. Ce se sont aujourd’hui ses fils Samuel, Roman, Gaël, Amélien et Basile qui s’occupent de la destinée de l'exploitation.
À l'instar des grands cabernets-sauvignons de la planète, le grand vin gagne à se déguster après une dizaine d’années de cave, quoique les derniers millésimes – notamment le 2022 qui vient d’arriver en SAQ – sont plus accessibles en jeunesse. Pour tout dire, c'est un vin que j’encavais systématiquement chaque année, le prix par le passé étant beaucoup plus raisonnable. Qu’à cela ne tienne, c’est un vin que tout passionné devrait avoir dans sa réserve.
Buvez moins. Buvez mieux.
Mas de Daumas Gassac 2022, Saint-Guilhem-Le-Désert Cité d'Aniane, France
102,25 $ - Code SAQ 14683130 – 13 %
Dominé par le cabernet-sauvignon, l’assemblage compte plusieurs autres cépages, notamment le tannat, du merlot, du petit verdot, de la syrah, du cabernet franc, du pinot noir (!), du nielluccio (qu’on retrouve en Corse), et bien d’autres. Longue fermentation et macération, non filtrée, suivie d’un élevage en barriques (de 1 à 7 ans d’âge) pendant 12 à 15 mois. On découvre un nez magnifique, bien ouvert dès l’ouverture sur des notes de groseille, de cerise noire, d’olives, de cèdre, de violette et de thym. Une matière concentrée, suave, à la fois croquante et feutrée s’articulant autour de tanins d’une grande finesse. L’ensemble est frais, élégant et d’une grande longueur. Contrairement à l’époque où le vin était plus « dur » en jeunesse, on peut l'apprécier dès maintenant tout en sachant qu’il évoluera favorablement sur 15 à 20 ans.

Diverses nouveautés sont prévues dans la gamme du Ford Super Duty pour l’année modèle 2027. Les détails complets et les prix seront annoncés lors de l'ouverture des commandes en mai, mais nous pouvons déjà vous partager quelques bonnes nouvelles pour les conducteurs qui remorquent pour le travail en semaine et aiment s’aventurer hors route la fin de semaine.

Je lis ce matin dans votre Courrier la lettre de cette dame qui est résolue à retirer sa confiance aux médecins, à la suite des négociations ardues qu’ils ont tenues cet automne avec le gouvernement du Québec. Elle ne semblait leur accorder que très peu de confiance et me semblait prête à leur retirer toute crédibilité.











