
La traite des esclaves africains reconnue « plus grave crime contre l’humanité » à l’ONU
Radio-Canada
L'Assemblée générale des Nations unies a reconnu mercredi la traite des esclaves africains comme crime le plus grave contre l'humanité.
Malgré les réticences des États-Unis et des Européens, l'Assemblée générale de l'ONU a reconnu mercredi la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l'humanité, un combat porté par le Ghana qui espère des excuses et la justice. Tête de file de l'Union africaine sur la question des réparations liées à la traite transatlantique, le président ghanéen John Mahama a fait le déplacement à New York pour promouvoir ce texte non contraignant, mais qu'il juge malgré tout historique. Aujourd'hui, nous sommes rassemblés solennellement et solidairement pour proclamer la vérité et poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice. Le président Mahama a fait cette déclaration en ce jour de commémoration des victimes d'un calvaire qui a duré des siècles. L'adoption de cette résolution sert également de garde-fou contre l'oubli, a ajouté le président, qui s'en est pris mardi aux politiques d'aujourd'hui qui normalisent tout doucement l'effacement, en particulier aux États-Unis, où des livres sur le sujet sont bannis des écoles et des bibliothèques publiques.













