
La menace référendaire de PSPP augmente déjà la dette du Québec de 20 M$ par année, critique le ministre des Finances Eric Girard
TVA Nouvelles
La perspective d’un référendum sur l’indépendance du Québec dans un premier mandat du Parti Québécois nuit déjà aux finances publiques et augmenterait de 20 millions $ par année la dette nationale, affirme le ministre des Finances, Eric Girard.
Celui qui gère le portefeuille des Québécois depuis bientôt huit ans, qui a voté NON au référendum de 1995, estime que la promesse de Paul St‐Pierre Plamondon de « tenir une consultation populaire sur l’avenir du Québec » dès un premier mandat mine d’ores et déjà les finances publiques.
« Effectivement, ça coûte plus cher d’emprunter en raison de la perspective d’un référendum dans un premier mandat. Ça correspond à environ 5 points de base de plus », a-t-il déclaré.
« Donc, si notre coût moyen d’emprunt cette année devait être de 4 %, il est plutôt de 4,05 % en raison de cette prime de risque. Et comme on emprunte 40 milliards $ par année, ça fait 20 millions $ annuellement. Au bout de cinq ans, ça fait 100 M$. »
Le ministre des Finances est convaincu que le taux d’emprunt est plus élevé qu’en Colombie-Britannique et en Ontario parce que le Parti québécois mène dans les sondages.
La simple perspective d’un référendum crée « de l’incertitude », dit-il.
Selon lui, le déficit record signé l’an dernier par le gouvernement Legault n’a rien à voir avec la hausse du taux d’emprunt.
« Les finances publiques sont en ordre, elles sont bien gérées », a-t-il plaidé.
Le ministre Girard soutient également que le Québec n’est pas en récession et que « la situation des finances publiques s’améliore ». « On a baissé le déficit et les revenus sont au rendez-vous, notamment parce que le marché de l’emploi et le secteur domestique sont forts », a-t-il noté.

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