
Journée nationale pour la vérité et la réconciliation: Trudeau présente ses excuses
Le Journal de Montréal
Le premier ministre Justin Trudeau a présenté ses excuses à la cheffe de la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc de la Colombie-Britannique pour ne pas s’être rendu aux cérémonies de commémoration lors de la première Journée nationale pour la vérité et la réconciliation.
Un porte-parole du cabinet du premier ministre a ainsi confirmé dimanche au Globe and Mail que M. Trudeau avait présenté ses excuses à la cheffe Rosanne Casimir lors d’un appel téléphonique, samedi, sans préciser plus de détails.
Justin Trudeau s’est adressé directement à la cheffe Casimir après ne pas avoir répondu présent aux deux invitations de la communauté qui lui avaient été envoyées en marge de la journée commémorative.
Le premier ministre avait été vivement critiqué jeudi dernier lorsque des images de Global News le montraient sur une maison de plage à Tofino, sur l’île de Vancouver, au lieu de participer à des événements publics. Il avait toutefois pris part la veille à une cérémonie nocturne sur la colline du Parlement, à Ottawa.
La Journée nationale pour la vérité et la réconciliation marquait le premier jour férié au niveau fédéral dédié à la mémoire des victimes et des survivants des pensionnats autochtones afin de commémorer leur histoire.
Le projet de loi avait été proposé il y a plus d’un an par le gouvernement Trudeau à la suite d’une recommandation formulée par la Commission de vérité et réconciliation. Il a été adopté par la Chambre des communes et le Sénat en juin dernier après les récentes découvertes de sépultures anonymes près des lieux d’anciens pensionnats.

« Lorsque vous m’avez violée, vous avez mis à mort la personne joyeuse et positive que j’étais. » La victime de Luck Mervil a livré un témoignage fort sur les conséquences de l’agression sexuelle que lui a fait subir le chanteur à l’été 2000, un crime pour lequel le ministère public réclame une peine de deux ans et demi de détention.





