
Des policiers hésitent à intervenir contre les gangs
Le Journal de Montréal
Au moment où Montréal est aux prises avec une flambée de violence par armes à feu, de nombreux policiers montréalais sont démotivés, voire désengagés, tellement leur travail devient complexe sur le terrain.
Trois d’entre eux se sont confiés à notre Bureau d’enquête dans le cadre de l’émission J.E à TVA.
Selon eux, le problème se pose particulièrement dans les secteurs chauds où les gangs de rue font la pluie et le beau temps.
Les patrouilleurs connaissent bien les individus criminalisés et avaient l’habitude de les interpeller régulièrement.
Mais depuis que les règles d’interpellation sont plus strictes pour aborder un suspect, plusieurs policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) marchent sur des œufs.
« On doit expliquer pourquoi on interpelle un individu. On ne veut pas se faire taper sur les doigts par les patrons, se faire dire qu’on est raciste », nous explique un patrouilleur.
Il a requis l’anonymat, n’étant pas autorisé à nous parler.
La ligne est mince entre le profilage racial et le profilage criminel, dit une policière d’expérience, qui a aussi demandé l’anonymat.
Déjà avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles, « une personne racisée dans un véhicule de luxe, on ne peut pas juste avoir ça pour l’interpeller, l’enquêter. Il faut avoir plus de faits. Soit on connaît l’individu. Soit il y a des jeunes filles à l’arrière et on soupçonne qu’il est un proxénète », décrit-elle.

« Lorsque vous m’avez violée, vous avez mis à mort la personne joyeuse et positive que j’étais. » La victime de Luck Mervil a livré un témoignage fort sur les conséquences de l’agression sexuelle que lui a fait subir le chanteur à l’été 2000, un crime pour lequel le ministère public réclame une peine de deux ans et demi de détention.





