
Des noyaux un peu partout au Canada
Le Journal de Montréal
Un mouvement d’extrême droite dont le logo apparaissait dans l’arsenal militaire confisqué par la police fédérale dans un blocus en Alberta, lundi, a vraisemblablement des tentacules jusqu’au Québec, mais sa popularité demeure difficile à mesurer, estiment des experts.
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Suprémaciste, antisémite et en quête d’une guerre raciale, ce groupement appelé « Diagolon » aspire à une Amérique blanche, de l’Alaska jusqu’à la Floride. C’est d’ailleurs ce qu’illustrerait son drapeau orné d’une barre blanche en diagonale sur fond noir.
Le réseau s’est développé au fil des années en cumulant des sympathisants sur les réseaux sociaux, et la portée de ses propos a pris de l’ampleur en luttant contre les mesures sanitaires.
« Comme le groupe a réussi en ligne à créer des noyaux un peu partout au Canada, certainement que le Québec ne fait pas exception », souligne Louis Audet Gosselin, directeur scientifique et stratégique au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence.
Logo sur veste pare-balles
« Ce sont des gens qui, depuis plusieurs années, disent qu’il faudrait causer de la violence pour créer une espèce de guerre. Et là, visiblement, il y en a qui sont prêts à le faire », ajoute-t-il.

« Lorsque vous m’avez violée, vous avez mis à mort la personne joyeuse et positive que j’étais. » La victime de Luck Mervil a livré un témoignage fort sur les conséquences de l’agression sexuelle que lui a fait subir le chanteur à l’été 2000, un crime pour lequel le ministère public réclame une peine de deux ans et demi de détention.




