
Complotiste: un «danger» pour la protection du public
Le Journal de Montréal
Un ancien comptable et leader du mouvement contre les mesures sanitaires au Québec a été radié à vie par son ordre en plus de devoir payer 20 000 $ d’amende pour avoir agi contre la dignité et l’honneur de la profession.
L’« imposition d’une radiation permanente est nécessaire pour écarter l’intimé de l’exercice de la profession [...] considérant la gravité objective des infractions dont il a été reconnu coupable et le danger qu’il représente pour la protection du public », a tranché début juin le conseil de discipline de l’Ordre des comptables professionnels agréés (CPA).
On reprochait à Stéphane Blais ses propos tenus dans plusieurs publications et vidéos sur les réseaux sociaux concernant la pandémie de COVID-19.
« Nous sommes en guerre pour protéger notre peuple de la dictature. Ce n’est pas exagéré. Seuls les plus forts resteront au front ou viendront se joindre au front pour battre cette armée d’opportunistes et de vipères », a-t-il par exemple écrit en juillet 2020.
Blais était également accusé d’avoir entravé le travail du syndic adjoint à Lévis en juin 2020.
Dans l’espoir de freiner l’enquête qui le visait, il a intimidé le syndic en proférant des menaces, relate le Conseil de discipline.
La faute de la reine
Stéphane Blais a par ailleurs tenté, sans succès, d’invalider la plainte de l’Ordre, plaidant que ses « propos controversés » étaient protégés par la Charte des droits et libertés de la personne.
Celui qui est à la tête d’une fondation contestant les mesures sanitaires disait aussi être jugé injustement par les membres du CPA, prétextant leur allégeance à la reine Élisabeth II.

« Lorsque vous m’avez violée, vous avez mis à mort la personne joyeuse et positive que j’étais. » La victime de Luck Mervil a livré un témoignage fort sur les conséquences de l’agression sexuelle que lui a fait subir le chanteur à l’été 2000, un crime pour lequel le ministère public réclame une peine de deux ans et demi de détention.





