
Au Mexique, la succession d’« El Mencho » fait craindre de nouvelles vagues de violences
Radio-Canada
La mort de Nemesio Oseguera ne pourrait être qu'un succès à court terme pour le gouvernement mexicain.
L'impressionnante démonstration de force du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG) après la mort de son chef tué par l'armée dimanche fait craindre de nouvelles vagues de violences dans la lutte à la succession qui s'annonce. La mort de Nemesio Oseguera, alias El Mencho, ne pourrait être qu'un succès à court terme pour le gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum. Selon des experts, le véritable défi sera de contenir la riposte du CJNG, qui entrera inévitablement dans une lutte interne pour le pouvoir. Ils estiment que la réponse du cartel – affrontements armés, barrages, incendie de voitures, de commerces et de banques dans 20 des 32 États du Mexique – n'est pas seulement une vengeance après la mort de son chef, mais une démonstration de force destinée aux autorités et aux groupes criminels rivaux. Le cartel va devoir combler le vide laissé par El Mencho, qui dirigeait d'une main de fer et de manière très verticale cette organisation de plus de 30 000 membres. Pour Raul Benitez Manaut, expert mexicain en sécurité nationale, la question est de savoir s'il y aura une transition négociée entre les seconds couteaux du cartel ou si une violente guerre intestine va éclater.













