
Aide médicale à mourir: oui aux directives anticipées, non pour les troubles mentaux
Le Journal de Montréal
Un rapport transpartisan recommande à Québec de permettre de dicter à l’avance son souhait d’obtenir l’aide médicale à mourir dans le cas d’une maladie grave et incurable menant à l’inaptitude. Le comité rejette toutefois l’idée d’élargir cette option aux personnes dont le seul problème médical est un trouble mental.
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La Commission spéciale sur l’évolution de la Loi concernant les soins de fin de vie a fait ces deux principales recommandations dans le cadre d’un rapport déposé mercredi à l’Assemblée nationale.
Ainsi, une personne qui reçoit un diagnostic de la maladie d’Alzheimer, par exemple, pourrait rédiger une demande anticipée d’aide médicale à mourir (AMM) via un formulaire prévu à cet effet et notarié. Présentement, une personne devenue inapte en raison d’un stade avancé de la maladie ne peut réclamer l’AMM.
«La Commission recommande que la personne indique clairement les manifestations de son état de santé qui devraient donner ouverture à sa demande anticipée», souligne les élus parmi leurs recommandations.
Un tiers de confiance serait chargé de déterminer le moment où l’aide médicale à mourir doit être administrée, en fonction des critères déterminés à l’avance par le patient.
De plus, la mention d’une demande anticipée d’aide médicale à mourir serait inscrite au dos de la carte d’assurance-maladie.
Toutefois, le gouvernement doit d’abord déposer un projet de loi avant que de telles modifications entrent en vigueur.
Une conférence de presse aura lieu vers 13 :0 aujourd’hui afin d’étayer les décisions des membres de la commission, formée des quatre principaux partis politiques représentés à Québec.

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