
À la retraite après 649 jours de travail consécutifs
Le Journal de Montréal
Un employé d’un CHSLD de Montréal, touché de près par les effets de la pandémie, prendra sa retraite demain après avoir travaillé 649 jours d’affilée au terme de 38 ans de service.
« Le monde me traite de fou, mais je me sentais valorisé. J’avais un but, un défi », lance simplement Alain Tanguay, 56 ans, quand on lui demande pourquoi il a tant travaillé durant la pandémie.
« Je conseille ça à personne, mais ç’a été ma propre avenue [pour passer à travers], assure-t-il. Le monde était confiné chez eux. Moi, ça m’arrangeait de travailler. »
Le chef d’équipe de l’hygiène et de la salubrité du Centre d’hébergement du Manoir-de-Verdun calcule que son dernier jour de congé remonte au 29 février 2020. Depuis, il dit ne pas avoir raté une seule journée à l’ouvrage. Malgré les fériés et les vacances, il était présent.
Le natif de l’arrondissement de Verdun raconte avoir trouvé l’inspiration pour accomplir cet exploit dans la mort de son cousin Serge, décédé de la COVID le 1er avril 2020. Il était résident du Manoir depuis 2002.
« Tout le monde pleurait. C’était le premier à partir ici à cause du virus. C’était notre mascotte. Je me suis senti impuissant. C’est lui après qui m’a donné l’énergie », se remémore M. Tanguay.
Au total, des dizaines d’aînés y sont morts du virus. Or, le calme est revenu depuis quelques mois, se réjouit-il.
Toute sa vie
Le quinquagénaire divorcé avait une telle énergie qu’il n’a pas hésité à outrepasser ses fonctions pour servir, se considérant désormais comme un « journalier ». Il n’a jamais eu l’impression de bosser.

« Lorsque vous m’avez violée, vous avez mis à mort la personne joyeuse et positive que j’étais. » La victime de Luck Mervil a livré un témoignage fort sur les conséquences de l’agression sexuelle que lui a fait subir le chanteur à l’été 2000, un crime pour lequel le ministère public réclame une peine de deux ans et demi de détention.





