
«Ce n’est que la pointe de l’iceberg»: départs forcés pour des éducatrices en service de garde dans des écoles à cause du port de signes religieux
TVA Nouvelles
Des éducatrices en service de garde et des surveillantes d’élèves ont été renvoyés en plein milieu de l’année scolaire en raison de l’interdiction du port de signes religieux, une situation dénoncée par la fédération syndicale qui les représente.
Au cours des derniers jours, le Centre de services scolaire des Mille-Îles, dans les Basses-Laurentides, a mis fin au lien d’emploi de huit employés de soutien alors que quatre autres ont plutôt décidé de démissionner.
Or il ne s’agit que de « la pointe de l’iceberg », selon la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).
Plusieurs autres centres de services ont aussi entamé des démarches en vue de se confirmer aux dispositions de la nouvelle loi sur la laïcité dans le réseau de l’éducation, indique la présidente du secteur soutien scolaire, Annie Charland.
« L’impact est immense », laisse-t-elle tomber.
Le départ d’éducatrices en service de garde touche des dizaines d’élèves et leurs familles, ce qui risque d’entraîner des bris de service, ajoute Mme Charland.
Depuis l’adoption de la nouvelle législation le 30 octobre, l’interdiction du port de signes religieux (qui était déjà en vigueur pour les enseignants) a été élargi à tous le personnel de soutien scolaire.
Une « clause grand-père », protégeant les droits acquis du personnel en poste, est bien prévue dans la loi mais elle se limite à ceux qui ont été embauchés avant le 19 mars, au moment du dépôt du projet de loi 94.
Cette disposition était passée sous le radar, au moment de la présentation du projet de loi, si bien que des CSS ont cru qu’ils pouvaient embaucher du personnel portant des signes religieux jusqu’à l’adoption en bonne et dûe forme du texte législatif.













