
«Ça va créer un plus gros gouffre de main-d’œuvre»: cette entrepreneure en construction lance un cri d’alarme
Le Journal de Montréal
Une entrepreneure en construction de la Rive-Nord craint que les chantiers majeurs d’Hydro-Québec viennent lui enlever ses travailleurs clés.
• À lire aussi: La pénurie de main-d’œuvre dans la construction québécoise à un niveau critique
• À lire aussi: Il se fait voler ses employés par Hydro-Québec: «Le gouvernement ne nous aide pas»
«Quand Hydro-Québec mettra ses projets en branle, ça va créer un plus gros gouffre de main-d’œuvre», redoute Sabrina Gagnon, directrice de SIT Construction, à Saint-Jérôme.
«Ça va créer un creux dans le résidentiel», lance celle qui bâtit des maisons neuves avec sa PME fondée en 2011.
Hydro aura besoin de 35 000 travailleurs pour ses projets. La société d’État vient de mettre 250 M$ sur la table avec le gouvernement du Québec pour en former 5000.
En plus des projets de logement du premier ministre Mark Carney, celui du terminal de conteneurs à Contrecœur nécessitera jusqu’à 500 travailleurs.
Or, pour Sabrina Gagnon, cette lutte impitoyable pour des travailleurs d’expérience s’annonce difficile. Elle a l’impression qu’elle ne se joue pas à armes égales.
«Il y a déjà un manque de main-d’œuvre dû aux manques de compétences», résume-t-elle.













