
Une épidémie de méningite «sans précédent» en Angleterre fait deux morts
TVA Nouvelles
L’épidémie de méningite à méningocoques qui s’est déclarée dans la région de Canterbury en Angleterre, avec quinze cas rapportés aux autorités dont deux mortels, est « sans précédent », a déclaré mardi le ministre britannique de la Santé Wes Streeting au Parlement.
Un cas a été signalé samedi par les autorités françaises et concerne une personne en France ayant fréquenté l’université du Kent à Canterbury (sud-est de l’Angleterre), a ajouté le ministre, sans plus de précision.
« La majorité des cas sont liés à la boîte de nuit Club Chemistry », fréquentée par des étudiants de Canterbury, « entre le 5 et le 7 mars », a indiqué Wes Streeting.
Quelque 700 doses d’antibiotiques « préventifs » ont été administrées à des jeunes susceptibles d’avoir été exposés, pour tenter d’enrayer cette « épidémie sans précédent », a-t-il ajouté.
Un total de quinze cas, tous suivis d’hospitalisations, ont été rapportés à l’agence britannique de sécurité sanitaire, l’UKHSA, depuis vendredi. Il s’agit pour quatre d’entre eux - dont les deux cas mortels -, d’infections à méningocoques « appartenant au groupe B », rares mais très graves.
Les deux personnes décédées sont une élève de 18 ans en terminale à la Queen Elizabeth’s Grammar School de Faversham, prénommée Juliette, et un étudiant de 21 ans à l’université du Kent.
Toute personne ayant fréquenté la boîte de nuit à ces dates doit se « présenter pour recevoir un traitement antibiotique préventif », a indiqué Trish Mannes, directrice adjointe de l’UKHSA dans la région.
Selon la propriétaire du Club Chemistry, quelque 2.000 personnes se sont rendues dans l’établissement lors des trois soirées mentionnées.
Un « programme de vaccination ciblée » contre cette infection, proposée pour les nourrissons depuis 2015, doit aussi avoir lieu pour les étudiants des résidences universitaires du campus du l’université du Kent, a indiqué l’agence.













