
« Personne » ne devrait être expulsé vers Haïti vu l'état du pays, estime l’ONU
TVA Nouvelles
L’expert indépendant de l’ONU pour les droits humains en Haïti a estimé lundi que « personne » ne devrait être expulsé vers ce pays miné par les violences, au moment où Washington tente de révoquer le statut de protection des Haïtiens aux États-Unis.
• À lire aussi : Les Haïtiens toujours dans l’incertitude sur leur avenir aux États-Unis
« Je pense que personne ne devrait être expulsé vers Haïti, d’où qu’ils viennent (....) Les conditions ne permettent pas un retour sûr et digne », a déclaré lors d’une conférence de presse l’Américain William O’Neill, chargé par le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU de rendre compte de la situation sur place.
L’administration Trump tente depuis plusieurs mois de mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) - qui interdit toute expulsion vers un pays jugé dangereux - bénéficiant aux Haïtiens. Le gouvernement avait prévu de clore le programme le 3 février, mais la décision a été suspendue la veille par une juge fédérale.
À Haïti, « environ 6,5 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë. L’accès aux soins médicaux n’a jamais été très bon, et il est aujourd’hui beaucoup plus faible. Entre 1,4 et 1,5 million de personnes sont déjà des réfugiés internes, c’est-à-dire qu’elles ont fui leur domicile, mais restent à l’intérieur » du pays, a détaillé William O’Neill.
« Je lance donc un appel à tous ceux qui exercent le pouvoir, où qu’ils se trouvent, de ne renvoyer personne en Haïti pour le moment », a-t-il poursuivi, citant les États-Unis, mais aussi d’autres pays ayant une forte communauté haïtienne comme la République dominicaine, les îles Turques-et-Caïques, les Bahamas et la Turquie.

Événements de Formule 1 annulés: «Je crois que la décision est la bonne», affirme François Dumontier
La guerre au Moyen-Orient a eu des conséquences sur le calendrier de la Formule 1 qui a vu les événements au Bahreïn et en Arabie saoudite être annulés. Un choix inévitable compte tenu des enjeux de sécurité, selon un ancien directeur des opérations du Grand Prix du Canada.












