
Le Canadien a battu une de ses bêtes noires
Le Journal de Montréal
Le Canadien a peut-être franchi un cap psychologique samedi et si c’est le cas, c’est une avancée qui pourrait être importante pour la confiance de l’équipe.
Avant cette victoire de 6 à 2 contre les Capitals, le Tricolore n’avait pas été en mesure de défaire les Caps cette saison (0-1-1) et avait surtout perdu huit des dix affrontements entre les deux équipes depuis la saison dernière en incluant les dernières séries éliminatoires.
Le printemps dernier, les Caps avaient notamment gagné en brassant la cage des petits et jeunes joueurs du Canadien. Ceux-ci se sont montrés beaucoup moins impressionnables samedi et ont continué de jouer à leur manière même quand les gros Caps tentaient de les déranger.
C’est un Canadien en contrôle de ses émotions qui a remporté ce match et qui a amassé au moins un point dans une septième rencontre de suite (5-0-2).
Le Canadien a surtout joué une bonne troisième période en protégeant son avance sans lever le pied, ce qu’il n’avait pas su faire jeudi contre les Islanders au grand dam de Martin St-Louis.
C’était un test important puisqu’avant la rencontre, les Capitals se trouvaient une place en dehors du portrait des séries avec 69 points, seulement quatre de moins que le Canadien qui occupait la première place d’équipe repêchée dans l’Est. Une défaite aurait permis aux visiteurs de se rapprocher dangereusement.
La réputation de Cole Caufield comme joueur décisif n’est plus à faire même s’il n’a que 25 ans. Il est l’un des meilleurs de la LNH pour les buts vainqueurs (8) et il est aussi excellent pour donner l’avance à son équipe.
C’est ce qu’il a fait dès la 30e seconde du match en battant Charlie Lindgren en échappée après avoir lui-même soutiré la rondelle à Jakob Chychrun à sa ligne bleue.
Il a récidivé en plus tard en première période en donnant l’avance à son équipe une seconde fois seulement 63 secondes après qu’Alex Ovechkin eut égalé la marque.










