
Martin St-Louis s’est attaqué à un problème récurrent chez le Canadien: l’art de fermer les livres, ça s’enseigne
Le Journal de Montréal
SAN JOSE | Ce n’est pas parce qu’ils sont arrivés sous le ciel bleu de la Californie que les joueurs du Canadien se sont prélassés au soleil.
Pendant que les Sharks bénéficiaient d’une journée de congé après avoir remporté deux matchs au cours du week-end, Martin St-Louis a poursuivi son enseignement. Au menu, travail des unités spéciales et... plan de match lorsque l’entraîneur adverse retire son gardien.
Présenté de cette façon, ça peut paraître banal et on peut se poser des questions sur la nécessité de travailler sur cet aspect du jeu. Sauf que, la semaine dernière, le Tricolore a perdu un point important en voyant les Islanders niveler la marque en fin de troisième période dans une situation semblable.
« Si tu ne travailles pas ces choses-là, tu ne t’amélioreras pas, a soutenu St-Louis. Notre équipe se trouve à un endroit où on s’attend à jouer à cinq contre six à la fin des matchs. Donc il faut travailler là-dessus. »
D’ailleurs, incluant les fois où l’adversaire retire son gardien lors d’une punition à retardement, les Montréalais ont accordé huit buts. Personne n’a fait pire jusqu’ici cette saison. Dans un classement aussi serré, ça peut faire une grosse différence à la fin d’une saison.
« Aujourd’hui, on a pris notre temps. On a fait de l’enseignement, a indiqué le pilote du Canadien. C’est important que tout le monde soit à l’aise dans ce scénario-là. »
« Plus tu en parles, moins il y a de zones grises », a-t-il ajouté.










