
Raphaël Butler, la révélation de la comédie musicale «Évangéline»
Métro
C’est à lui que revient l’honneur d’interpréter l’importante chanson Évangéline à la fin de la comédie musicale du même nom. Dans la peau du révolutionnaire Joseph Broussard, dit Beausoleil, Raphaël Butler est l’une des révélations les plus significatives de la fresque musicale qui prenait son envol à la Salle Wilfrid-Pelletier la semaine dernière. Entrevue avec un artiste pour qui le nom d’Évangéline est beaucoup plus qu’une lointaine légende.
Né à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, et habitant toujours à Inkerman, dans la Péninsule acadienne, Raphaël Butler devient ému à la simple évocation des représentations d’Évangéline prévues à Moncton en juillet prochain, après des passages à Québec et Trois-Rivières, et avant un retour à Montréal à la fin de l’été.
«Ça va être très spécial. Dire ces mots-là à Moncton… Les trois quarts du temps, j’ai la babine qui shake en chantant Évangéline, ça me prend tout mon petit change pour la terminer… À Moncton, ça va être très touchant!», s’enflamme l’acteur et chanteur, joint en visioconférence par Métro, les joues rosies de fierté.
Raphaël Butler a le sourire lumineux par les temps qui courent. Le père de famille de 39 ans fait carrière à temps plein comme comédien et auteur-compositeur-interprète au Canada français depuis une dizaine d’années.
Ce diplômé de l’Université de Moncton en art dramatique et de l’École nationale de la chanson de Granby a lancé trois albums entre 2015 et 2023 (ses morceaux Reset et Camping Colibri ont beaucoup joué à la radio) et fait partie de beaucoup de séries télévisées tournées dans les provinces acadiennes (Belle-Baie, Le clan, Le siège, À la valdrague, Mont-Rouge, Les Newbies, Garde partagée…).
Mais jamais il n’aurait imaginé pouvoir jouer «dans une comédie musicale de l’envergure d’Évangéline, à Montréal». D’autant plus que son entrée dans la production signée des auteurs Caroline Cloutier et Frédérick Baron et du metteur en scène Jean-Jacques Pillet a été d’une étonnante fluidité, comme si le rôle de Beausoleil lui avait été destiné.
En juin 2024, les producteurs de la boîte Gestev étaient à la recherche «d’un Acadien près de la quarantaine, costaud, qui peut jouer et chanter» et avaient demandé des références à Jean-François Breau. Celui-ci a tout de suite pensé à Raphaël, un bon copain de la bande de Salebarbes.

Sans surprise, le remplacement du Règlement pour une métropole mixte – le fameux «20-20-20» – a causé des flammèches au conseil municipal mercredi pendant l’adoption du budget. En gros, Projet Montréal craint que le logement social ne prenne le bord au profit des projets privés. La nouvelle administration souligne que le 20-20-20 n’a pratiquement rien livré.

La Ville de Montréal a annoncé le début de sa cinquième opération de chargement de neige de la saison 2025-2026. Cette opération, qui commence à 19h mardi, concerne tous les arrondissements de la ville. Près de 3000 personnes et 2500 véhicules de déneigement seront mobilisés pour dégager les 11 000 kilomètres du réseau municipal.

