
Quand Slafkovsky a fait un doigt d’honneur à son père et cinq histoires sur la jeunesse de Juraj
Le Journal de Montréal
À l’hiver 2016, Juraj Slafkovsky avait 12 ans. Dans les gradins, lors d’un tournoi, Juraj senior, son papa, suit le match avec intérêt. Soudain, l’attaquant est pris en fond de territoire offensif alors que l’équipe adverse part avec la rondelle. Insatisfait de l’effort de son fils en repli défensif, le paternel lui crie amicalement de mettre autant d’efforts pour défendre que pour attaquer. «Il m’a alors regardé, en pleine partie, et m’a fait un doigt d’honneur! À 12 ans!» se rappelle Slafkovsky père en éclatant de rire.
C’est plutôt irrespectueux envers des parents qui aident leur enfant à accomplir leur rêve, mais d’un autre côté, ça illustre bien la raison pour laquelle Juraj Slafkovsky a été capable de se hisser sur un premier trio dans la meilleure ligue au monde: son caractère.
Il y a à peine une trentaine de jours, certains réclamaient un renvoi à Laval.
Aujourd’hui, non seulement il évolue sur le premier trio du Tricolore, mais il réussit à y jouer un rôle important.
Faut-il vraiment s’étonner de cette progression impressionnante depuis un mois? Voici cinq histoires racontées par des proches du Slovaque au TVASports.ca qui sont d’avis que non.
La soif de victoire de Juraj Slafkovsky ne date pas d’hier.
En 2015, le jeune homme évolue chez le HC Kosice dans la catégorie U16 du Championnat slovaque. Juraj n’a alors que 13 ans et concède deux ans, voire deux ans et demi à la plupart de ses coéquipiers.
«Il a commencé à être surclassé en raison de ses habiletés. C’était trop facile, certains soirs, contre des joueurs de son âge», précise son père, Juraj senior.
Et être le «jeunot» du groupe n’intimide pas du tout Slafkovsky. Bien au contraire!

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