
Obligation vaccinale dans les grandes surfaces: «un canon pour tuer une mouche»
TVA Nouvelles
L’imposition du passeport vaccinal dans tous les commerces non essentiels d’une superficie de 1 500 mètres carrés (15 000 pi2) et plus au Québec crée une certaine grogne et de l’inquiétude dans le secteur du commerce de détail.
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«Je me questionne sérieusement; je ne vois pas [...] de lien rationnel entre l’objectif visé et les moyens. Je ne pense pas qu’on ait besoin d’être un spécialiste en santé publique pour anticiper que cette mesure aura un impact très minime sur le taux de vaccination», a réagi Martin Boucher, PDG du Groupe Boucher Sports, propriétaire d’une de franchises Sports Experts, Atmosphère et L’Entrepôt du Hockey.
Comme d’autres, l’homme d’affaires s’interroge sur la décision d’imposer cette mesure seulement dans les commerces d’une plus grande superficie. «Je trouve que cela ne fait aucun sens, c’est un canon pour tuer une mouche. »
Même incrédulité de la part de l’Association québécoise des détaillants de matériaux de construction (AQMAT). « La COVID se répandrait-elle plus dans les lieux d’une certaine taille ?», demande avec sarcasme son président Richard Darveau.
Celui qui représente l’ensemble des centres de rénovation de la province n’entend pas se braquer contre les dernières mesures annoncées par le gouvernement. Ce qui ne l’empêche pas pour autant de les juger « discriminatoires », voire « inéquitables ».
« Sur quelle base scientifique le gouvernement se base-t-il pour prendre une telle décision? Est-ce que la contamination est vraiment plus grande dans les magasins entrepôts? »
Dans le secteur de la rénovation, les centres de plus de 15 000pi2 comptent pour seulement 15% des magasins, mis pour quelque 40% du total de leurs ventes. L’AQMAT salue la volonté gouvernementale et appuie sans ambages la lutte contre la propagation du virus.
«Mais alourdir les opérations quotidiennes dans les commerces tout en permettant à certains, les plus petits, de continuer leurs affaires normalement, c’est ce qu’on appelle deux poids deux mesures», soutient M. Darveau, pour qui les mesures-barrières déjà en place (masque, visière, plexi, 2 mètres, nettoyage des paniers, gel désinfectant, etc.) suffisent.

