
Le dollar au plus haut depuis août, porté par l'envolée des prix de l'énergie
TVA Nouvelles
Le dollar poursuit sa progression vendredi, porté comme depuis bientôt deux semaines par la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix du pétrole, qui lui ont permis de retrouver un niveau inédit depuis l’été.
« L’aversion au risque reste le principal facteur déterminant de l’évolution des marchés à l’approche du week-end », soulignent les analystes de Scotiabank.
Dans ces conditions, la devise américaine profite à plein régime de son statut de valeur refuge : vers 18H20 GMT, elle reprenait 0,69 % par rapport à l’euro, à 1,143 3 dollar.
Un tel niveau n’avait plus été vu depuis début août 2025.
À l’ouverture des marchés américains, les investisseurs ont pourtant accueilli une série d’indicateurs montrant que la première économie mondiale s’essoufflait avant la guerre.
« Dans des conditions normales », cela aurait entraîné « un recul marqué du billet vert, les opérateurs anticipant une politique plus accommodante de la Réserve fédérale », souligne Kevin Ford, de Convera.
« Cependant, la vigueur actuelle de la devise est davantage alimentée par des tensions géopolitiques que par la santé de l’économie américaine », ajoute l’expert.
Le dollar est aussi particulièrement demandé car c’est la devise d’échange de l’or noir, dont les prix ont flambé depuis le début du conflit.
Vers 18H20 GMT, il se renforçait de 0,79 % vis-à-vis de la livre sterling, à 1,323 7 dollar.

Bien que l’attaque menée par l’Iran contre la base américano-britannique de Diego Garcia ait été infructueuse, elle démontre, selon un analyste politique, que le régime dispose encore de capacités balistiques importantes. Un signal qui s’adresse non seulement aux Américains, mais aussi aux Européens.












