
Des frappes iraniennes sur les usines de dessalement auraient l’effet d’une «bombe atomique sans les retombées», selon Stéphan Bureau
TVA Nouvelles
D’importantes attaques iraniennes contre des usines de dessalement de l’eau dans les pays du Golfe, au Moyen-Orient, seraient « catastrophiques » dans cette région où l’eau est plus précieuse que le pétrole, indique le collaborateur à TVA Nouvelles Stéphan Bureau.
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« Il y a dans les réserves d’eau de la région de quoi vivre 4, 5, 6 jours, peut-être deux semaines en étirant », souligne-t-il en entrevue sur les ondes de LCN, dimanche soir. « Ça serait une catastrophe humanitaire, un crime contre l’humanité. »
La possibilité d’un tel scénario est devenue envisageable après une escalade de menaces entre Washington et Téhéran au cours du week-end.
Le président Donald Trump a d’abord lancé un ultimatum de 48 heures à l’Iran pour rouvrir le passage aux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, sans quoi les États-Unis frapperaient des installations énergétiques de la République islamique.
De son côté, l’Iran a répondu du tac au tac en menaçant d’augmenter ses attaques visant les sites gaziers, et même les usines de dessalement de l’eau des pays qu’elle considère comme alliés des États-Unis dans la région du golfe Persique.
« Si c’est ce qui se passe dans 48 ou 72 heures, franchement, c’est comme un peu la bombe atomique sans les retombées. Mais là, vraiment, je ne sais plus où ça va s’arrêter et je ne suis pas certain que le président saura le dire ou le faire », a conclu l’analyste politique.

Bien que l’attaque menée par l’Iran contre la base américano-britannique de Diego Garcia ait été infructueuse, elle démontre, selon un analyste politique, que le régime dispose encore de capacités balistiques importantes. Un signal qui s’adresse non seulement aux Américains, mais aussi aux Européens.












