
Guerre en Iran: l’ultimatum de Trump prive les États-Unis de «voie de sortie» du conflit
TVA Nouvelles
L’approche de Donald Trump risque de prolonger le conflit et de renforcer la position de l’Iran, qui conserve un levier clé avec le détroit d’Ormuz, selon un analyste politique.
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Depuis le début du conflit, Donald Trump multiplie les échéances. D’abord, il visait la dégradation militaire de l’Iran, puis la capitulation du régime. Samedi soir, il a franchi une nouvelle étape en lançant à Téhéran un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz, une exigence qui ne fait, selon le spécialiste en politique étrangère et défense Justin Massie, que compliquer davantage la situation pour les États-Unis.
« Plus on se met des cibles comme ça, plus les objectifs sont difficiles à atteindre pour les militaires américains et plus ça prendra des semaines, voire des mois pour atteindre ces objectifs-là », a-t-il déclaré aux ondes de LCN, dimanche.
Selon lui, cette approche contribue à enliser davantage les États-Unis dans le conflit.
« Les États-Unis, Donald Trump, ils ne se sont pas donnés un peu de voies de sortie où ils pourraient déclarer victoire et quitter. Parce que même si les États-Unis décidaient de mettre fin à leur frappe parce qu’ils voient que ça ne fonctionne pas, rien n’empêche l’Iran de continuer de bloquer le détroit d’Ormuz », a-t-il fait valoir.
L’Iran pourrait très bien à long terme exiger des paiements sur les navires qui peuvent passer pour renflouer ses coffres ou continuer de menacer les pays de la région avec ses drones Shahed pour qu’eux fassent pression sur les États-Unis, pour qu’Israël aussi mette fin à ces frappes, soulève M. Massie.

Bien que l’attaque menée par l’Iran contre la base américano-britannique de Diego Garcia ait été infructueuse, elle démontre, selon un analyste politique, que le régime dispose encore de capacités balistiques importantes. Un signal qui s’adresse non seulement aux Américains, mais aussi aux Européens.












