
La symphonie des rues d’Hanoï
Le Journal de Montréal
C’est avec une fébrilité manifeste que ma conjointe Andrée-Anne et moi avons mis les pieds à Hanoï. Il s’agit de la première étape d’un périple de « slow travel » de 66 jours en Asie du Sud-Est. Mon premier choc vietnamien, mais particulièrement hanoïen, est celui de la valse des mobylettes. Elle s’accompagne d’une symphonie de klaxons assez phonétiques. D’autre part, la première traversée d’un grand boulevard ne s’oublie pas, car une telle expérience stimule à coup sûr l’adrénaline. Ici, le piéton se situe tout en bas de l’échelle des priorités du Code de la route.
Alors que nous avons un pas hésitant, un cycliste nous crie « go, go, go, don’t look, don’t stop... They will avoid you ! » Rassurant, pensez-vous ? Pas du tout, mais ça fonctionne et très bien d’ailleurs. Notre hébergement se trouve dans le vieux Hanoï, je découvre ce quartier où règne une sorte de chaos organisé, tant sur la vie dans la rue qu’au niveau architectural. Déambuler sur les trottoirs ressemble à une course à obstacles. Les nombreuses mobylettes garées en travers, les marchands itinérants et les cuisines de rue requièrent une attention constante. Enfin, traduire l’âme de cette communauté en images n’est pas évident. J’attends donc la tombée de la nuit pour réaliser cette photo. Ainsi, une ambiance mystérieuse se dégage et vous transporte dans un lieu possédant plus de 1000 ans d’histoire.
Appareil : Canon EOS RP
Objectif : RF 50 mm
Exposition : 1/125s à F/4,0
ISO : 1250


