
La Colombie-Britannique abaisse ses quotas de véhicules électriques
Le Journal de Montréal
Emboîtant le pas au gouvernement canadien, la Colombie-Britannique a décidé d’abaisser ses quotas de véhicules zéro émission (électriques et hybrides rechargeables). Au lieu de 100% des ventes de véhicules neufs en 2035, ce sera plutôt 75%. Du même coup, les modèles purement à essence ne seront plus interdits.
La province, qui a abandonné l’an dernier ses subventions à l’achat, modifiera d’ici l’automne sa Loi sur les véhicules zéro émission afin de réduire le fardeau des constructeurs automobiles et leur fournir plus de certitude dans leur planification.
« Nous réajustons nos objectifs en matière de véhicules zéro émission afin de les harmoniser avec la nouvelle politique fédérale sur les véhicules zéro émission et d’offrir une plus grande flexibilité à l’industrie et aux consommateurs », a déclaré le ministre de l’Énergie et des Solutions climatiques, Adrian Dix.
La réglementation mise à jour devrait maintenir l'exigence de 26% des ventes de véhicules zéro émission pour 2026 et 2027. Les exigences pour 2028 à 2030 seront déterminées en fonction des plans fédéraux sur les normes d'émissions, attendus cet été.
La Colombie-Britannique annonce en même temps accroître ses investissements dans la recharge publique en finançant 75 nouveaux projets de bornes de recharge publiques pour véhicules électriques à travers son territoire.
L’Association des concessionnaires automobiles de la Colombie-Britannique a parlé d’un bon pas vers une approche plus équilibrée et adaptable de la politique concernant les véhicules zéro émission.
« Nous apprécions que le gouvernement prenne en compte les préoccupations des acteurs du secteur et des consommateurs, a déclaré dans un communiqué son PDG, Blair Qualey. Depuis un certain temps, nous soulignons le fossé grandissant entre les ambitions politiques et la réalité du marché. Ces changements témoignent d’une reconnaissance importante du rôle essentiel de la flexibilité et de la nécessité d’une évolution des politiques publiques en harmonie avec les consommateurs, et non en avance sur eux. »



