
Hausse des campements illégaux en forêts publiques
Le Journal de Montréal
Un petit chalet a déjà eu plus fière allure à Saint-Mathieu-du-Parc, avant d'être abandonné par ses propriétaires. Quelques kilomètres plus loin, on a essayé de sortir une roulotte du bois, sans succès.
Aujourd'hui, ces deux sites prennent des allures de dépotoir à ciel ouvert, à quelques jours d'une démolition ordonnée par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts.
«Oui, il y en a plusieurs. Parfois, ça peut prendre la forme d'un chalet. Une occupation non réglementaire peut être une cage de chasse qui reste sur place. Ce qu'on demande surtout, c'est de ne pas avoir de choses fixes.», explique le technicien en aménagement du territoire, Mathieu Lamy Bouchard.
En Mauricie seulement, le ministère a répertorié 287 occupations illégales. C'est moins qu'au Saguenay–Lac-Saint-Jean ou en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, mais la région demeure parmi les pires.
Cette tendance à la hausse est notée à travers le Québec, surtout depuis les cinq dernières années. Il y a une augmentation de 22% depuis cinq ans.
Quand une occupation illégale est identifiée, un avis est mis sur le bâtiment. Le propriétaire dispose ensuite de sept mois pour prendre lui-même la démolition en main.
