
Guerre russo-ukrainienne: pirates, restez à l'écart, conseillent les spécialistes
TVA Nouvelles
Une armée de pirates volontaires se levant dans le cyberespace pour défendre l'Ukraine attaquée: l'image pourrait séduire, mais les spécialistes cyber appellent en réalité les geeks et autres «hacktivistes» à surtout ne pas se mêler d'une guerre informatique potentiellement très dangereuse.
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Selon Livia Tibirna, analyste chez la société de cybersécurité Sekoia, près de 260 000 personnes avaient rejoint mardi le groupe de la cyberarmée de pirates volontaires («IT Army»), levée à l'initiative du vice-premier ministre ukrainien Mykhailo Fedorov.
Ce groupe, accessible via la messagerie cryptée Telegram, affiche notamment une liste de cibles potentielles en Russie, entreprises ou institutions, que les pirates informatiques ont pour mission de viser.
Il est assez difficile de savoir si cette cyberarmée jouera un rôle allant au-delà du simple effet de communication au service de la cause ukrainienne, ou si elle parviendra à avoir de réels effets sur des acteurs russes.
Les actions pour l'instant rapportées semblent se limiter à des attaques type «déni de service» (DOS), lorsque de manière coordonnée de multiples requêtes sont envoyées à un site internet pour le saturer et le faire tomber.
Des actions de «defacement» (le site affiche une page piratée) ont également été brièvement observées sur des sites russes.
La «cyberarmée» pourrait aussi demander à des pirates d'aller tenter de repérer des vulnérabilités sur des sites russes, pour les envoyer à des spécialistes aguerris capables de mener des actions plus sophistiquées d'intrusion, de vols de données ou de destruction, explique de son côté Clément Domingo, co-fondateur de «Hackers Sans Frontières».
