
La Cour suprême américaine se penche sur la question des bulletins de vote par correspondance
TVA Nouvelles
La Cour suprême américaine débat lundi d’une question technique mais potentiellement lourde de conséquences pour les prochaines élections : les bulletins de vote par correspondance doivent-ils être reçus avant le jour du scrutin pour être comptabilisés ?
Le président Donald Trump est un farouche adversaire du vote par correspondance, qu’il souhaite interdire.
Le républicain n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020 remportée par le démocrate Joe Biden, dénonçant sans fondement des fraudes électorales massives par cette méthode largement utilisée aux États-Unis.
En jeu lundi devant les neuf juges de la Cour à majorité conservatrice : une loi du Mississippi (sud) gouverné par les républicains qui, comme une quinzaine d’autres États, autorise le comptage des bulletins reçus plusieurs jours après le scrutin, à condition qu’ils portent un cachet de la poste daté, au plus tard, du jour du vote.
Le Parti républicain a contesté cette loi en justice. Débouté en première instance, il a obtenu gain de cause en appel, la cour concluant que les bulletins devaient arriver avant la clôture du scrutin pour être comptabilisés. Soutenus par l’administration Trump, les républicains insistent sur les risques de fraude et sur les soupçons que suscite le comptage de bulletins jusqu’à plusieurs jours après la fermeture des bureaux de vote.
« Les États ont de vastes pouvoirs en matière d’élections », a souligné le représentant du Mississippi, Scott Stewart, à l’ouverture de sa plaidoirie devant la Cour suprême, rappelant que les bulletins reçus après le jour du vote étaient admis « depuis plus d’un siècle ».
L’administration Trump affirme dans ses arguments écrits qu’autoriser le comptage de ces bulletins « crée des incitations et des opportunités pour des acteurs malveillants de tenter d’inverser les résultats d’élections serrées via des bulletins par correspondance arrivant tardivement ».
« À minima, ces inquiétudes risquent de saper la confiance publique dans les résultats des élections », ajoute-t-elle.
La Cour devrait statuer d’ici le terme de sa session annuelle, fin juin, et sa décision pourrait donc s’appliquer dès les élections de mi-mandat, en novembre 2026.













