
Grèce: ouverture du procès de la catastrophe ferroviaire meurtrière de Tempé
TVA Nouvelles
Le procès de la collision ferroviaire la plus meurtrière de l’histoire en Grèce s’est ouvert lundi à Larissa (centre) avec 36 accusés, dont des employés des chemins de fer, a constaté l’AFP.
« L’audience (...) s’ouvre », a annoncé la présidente de la Cour composée de trois juges, peu après 9h locales (7h GMT).
Au cours de ce procès qui s’annonce fleuve, les juges doivent déterminer la responsabilité des accusés dans la collision frontale entre deux trains, le 28 février 2023, qui avait fait 57 morts, dans la vallée de Tempé (centre).
Tous comparaissent libres même si certains ont effectué de la détention préventive.
Ce procès s’est ouvert dans une ambiance tendue alors que des parents de victimes affirment que leurs enfants sont morts brûlés après l’accident et non en raison du choc de la collision entre un train de voyageurs et un train de marchandises.
Trente-trois accusés répondent de charges criminelles et encourent des peines de prison pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité.
Au moins 352 témoins de l’accusation devraient défiler à la barre, dont des survivants de cette collision qui avait soulevé une immense vague de colère dans le pays, jamais apaisée depuis.
Des survivants et des parents de victimes, pour beaucoup des étudiants de retour du week-end de carnaval, viendront témoigner dans l’enceinte de l’Université de Larissa où ce procès a été déplacé en raison des capacités d’accueil limitées du tribunal local.
Parmi les accusés figurent le chef de gare en poste ce soir-là à Larissa, Vassilios Samaras, peu expérimenté et interpellé le lendemain de l’accident, et deux autres chefs de gare qui avaient quitté leur poste avant la fin de leur service.













