
La grande incertitude sur le bilan des victimes en Iran
TVA Nouvelles
Combien d’Iraniens ont-ils été tués en trois semaines de guerre ? En l’absence d’actualisation des bilans officiels des morts et alors que les organisations étrangères de défense des droits humains se heurtent à des blocages de communication chroniques, ce nombre reste largement inconnu.
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La dernière fois que le ministère iranien de la Santé a fourni une estimation du bilan des victimes remonte au 8 mars, au neuvième jour du conflit.
Il avait alors annoncé qu’environ 1200 civils avaient été tués lors de frappes aériennes américaines et israéliennes à travers le pays.
Les organisations de défense des droits humains basées à l’étranger ont longtemps été considérées comme l’une des sources les plus fiables d’information sur la vie à l’intérieur de la République islamique, où la censure est très forte.
Mais avec les coupures d’internet et des lignes téléphoniques hors service, elles peinent à joindre leurs réseaux de contacts, leurs yeux et leurs oreilles sur le terrain.
L’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, qui a joué un rôle important pour recenser les décès lors des manifestations antigouvernementales de janvier, écrasées dans le sang, estime le nombre de civils tués dans le conflit à 1407 personnes, dont 214 enfants.
« Je dirais que c’est un minimum, un minimum absolu, et c’est tout simplement parce que nous n’avons pas la capacité d’être partout à la fois et de comprendre pleinement l’ampleur de ce qu’il se passe », souligne à l’AFP Skylar Thompson, directrice adjointe de HRANA.













