
«Les investisseurs sont encore sur le qui-vive»: les marchés demeurent très nerveux face au conflit au Moyen-Orient
TVA Nouvelles
La situation sur les marchés financiers demeure fragile, malgré la baisse du prix du baril de pétrole lundi, après l’imposant bond qu’il a subi depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
• À lire aussi : Guerre en Iran : cinq impacts économiques qu’on n’a pas vus venir
• À lire aussi : Wall Street termine en hausse et veut croire à une détente au Moyen-Orient
• À lire aussi : Taxe dans le détroit d’Ormuz, réparations, fermeture des bases américaines : voici les exigences iraniennes pour mettre fin à la guerre
« Si on regarde le cours à New York qui est à 88 dollars le baril, oui, il a baissé [...] on était presque à 100 dollars quelque part cette nuit. On quand même encore plus élevé qu’on était le mois dernier. On était à 60 ou 65 dollars le baril, on est à 88 $, donc les investisseurs sont encore sur le qui-vive, il y encore une très grande prime de risque associée à la région », a expliqué le stratège de marché chez R.J. O’Brien, Simon Brière, en entrevue à l’émission À vos affaires.
« S’il y avait une bombe ou un pétrolier qui venait à couler dans les prochains jours, on revient à la case départ, on revient à 100 dollars le baril », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le conflit au Moyen-Orient a des impacts insoupçonnés, dont le prix de l’hélium qui est en hausse, en raison des installations du Qatar, où est produit le tiers du pétrole mondial, qui sont actuellement perturbées par la guerre.
« On se rend compte à quel point le pétrole ou ses dérivés sont dans notre économie et dans notre vie de tous les jours. Donc, même si on a une pensée de plus en plus verte écologique, on se rend bien compte que dans les produits de tous les jours, on est incapable de s’en sortir », soutient Simon Brière.
« Et c’est pour cette raison-là que les marchés financiers et même les banques centrales ont peur de cette inflation, du coût de la vie qui augmente. On se rend compte à quel point le pétrole fait partie de nos vies, que ce soit dans les microprocesseurs ou dans d’autres domaines », ajoute-t-il.













