
La Cour suprême ouverte à restreindre le vote par correspondance aux États-Unis
TVA Nouvelles
La Cour suprême américaine, majoritairement conservatrice, a paru lundi encline à limiter le vote par correspondance, en interdisant la comptabilisation des bulletins reçus après le jour du scrutin, une décision susceptible de peser sur les élections de mi-mandat.
• À lire aussi : La Cour suprême américaine se penche sur la question des bulletins de vote par correspondance
Le président républicain Donald Trump, qui n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020 remportée par le démocrate Joe Biden, dénonçant sans fondement des fraudes électorales massives, veut interdire le vote par correspondance.
De manière générale, les républicains, soutenus par l’administration Trump, reprochent à cette méthode qui s’est largement développée aux États-Unis à la suite de la pandémie de Covid-19, de favoriser la fraude et, a minima, d’alimenter les soupçons quant à la régularité du vote et des résultats.
En jeu lundi devant les neuf juges, six conservateurs et trois progressistes : une loi du Mississippi (sud) gouverné par les républicains qui, comme avec une quinzaine d’États, autorise le comptage des bulletins reçus plusieurs jours après le scrutin, à condition qu’ils portent un cachet de la poste daté, au plus tard, du jour du vote.
Le Parti républicain a contesté cette loi en justice. Débouté en première instance, il a obtenu gain de cause en appel, la cour concluant que les bulletins devaient arriver avant la clôture du scrutin pour être comptabilisés.
Le fait que des bulletins soient acceptés plusieurs jours, voire davantage, après la date du scrutin, « bat en brèche l’idée d’une journée nationale d’élections uniforme » pour tout le pays, a plaidé l’avocat des républicains, Paul Clement.
« Les bulletins arrivant après le vote posent un problème spécifique, en particulier s’ils font basculer l’élection », a-t-il affirmé. Dans ce cas « jamais le perdant, quel qu’il soit, n’acceptera le résultat, pas plus que ses partisans », a-t-il prévenu.
Plusieurs des juges conservateurs se sont montrés sensibles à cet argument.













