
Femme d’affaires et «arme secrète» du chef du Parti conservateur, Anaida Poilievre se confie sur les bonheurs et les défis d’élever une fille autiste
TVA Nouvelles
Dans une entrevue exclusive à LCN, Anaida Poilievre s’est confiée pour la première fois sur le défi de concilier la vie politique et le fait d’élever une petite fille autiste ainsi que sur les craintes quant à son avenir.
L’ex-conseillère politique et épouse du chef conservateur m’a parlé avec beaucoup de transparence (et d’émotions) de la lumineuse Valentina, qui a maintenant sept ans.
Comme Charles Lafortune et Sophie Prégent, Patricia Paquin et Mathieu Gratton, Anaida et Pierre Poilievre en 2020, en pleine pandémie, ont reçu un jour le diagnostic que plusieurs parents redoutent : leur fille, Valentina, est sur le spectre de l’autisme. Elle est non verbale.
En entrevue à l’émission Dans le blanc des yeux, celle qui habite à Stornoway avec son mari et son fils, Cruz, 4 ans, m’a raconté avec émotion le moment où elle a su que son enfant était différente.
« Quand ma fille avait six mois, dix mois, elle ne me regardait pas dans les yeux. Elle ne répondait pas à son nom. Pierre, c’est un homme composé, rationnel. Puis, ça a tout de suite été : “Qu’est-ce qu’on peut faire pour Valentina ?” Fait que là, c’était les appels tout de suite. C’était en mode “action papa ours”, là. Je suis latina, je peux me laisser aller à mes émotions. Mais lui a été vraiment solide. C’était mon roc à ce moment-là, vraiment. »
Rapidement, Anaida Poilievre s’est débarrassée de l’application qu’elle avait sur son téléphone qui dictait les étapes habituelles de développement d’un enfant parce que ça la déprimait « au boutte ».
« Pis là, on a commencé à regarder Valentina, la juger, elle, par rapport à elle, l’être qu’elle est. Toute la magie qu’elle nous amène, toutes les choses qu’elle fait, qu’elle nous fait voir le monde de façon différente. [...] On a appris à vraiment la prendre, elle, comme sa personne individuelle. C’est beau et elle nous apprend beaucoup ».
Je lui ai demandé si elle s’inquiétait pour l’avenir de la petite Valentina, qui portait encore des couches jusqu’à tout récemment. « Comme je te dis, c’est mon roc Pierre, parce que c’est un homme qui... C’est sûr qu’il est émotif, il a des grosses émotions. C’est un homme qui est passionné, mais qui est aussi très composé, très stoïque par rapport aux situations. C’est là que lui a vraiment pris charge. C’est comme : “OK, non, il faut ouvrir un compte de banque pour Valentina, un compte de banque pour pouvoir s’assurer financièrement. Si demain, nous, on n’est pas là, qu’est-ce qui va arriver avec Valentina ?”. On y pense. On va-tu être un couple de 80 ans en ayant notre fille de 50 ans à la maison qu’on doit s’occuper d’elle ? Le jour qu’on n’est plus là, qu’est-ce qui va arriver ? C’est une grande inquiétude parce qu’on ne sait pas. »
Nous avons aussi abordé l’importance de sensibiliser le grand public à la cause de l’autisme. « Là, Valentina est jeune, elle est cute, il y a beaucoup d’empathie, mais c’est quand elle devient adulte, ça me préoccupe beaucoup. Il faut continuer à sensibiliser les gens. La charge aussi sur les parents, sur la famille, ces préoccupations-là. Mais moi, pour prendre ça en tant que cause personnelle, je vais être honnête avec toi, Sophie, je ne sais pas si je suis capable. Trop proche de moi. Je ne serais pas assez forte pour être la défenseuse de tous les enfants autistes. Ça prend de la force, pour moi, un enfant autiste. Je ne pense pas que je l’ai pour tout le monde. »

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